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lundi 28 mai 2012

Charleroi

Mon escapade sera sur Charleroi (Belgique). Mal connue car de mauvaise réputation, cette ville a pourtant de beaux trésors cachés...

Charleroi (en wallon Chålerwè ou Tchålerwè) est une ville francophone de Belgique, située en Région wallonne, province de Hainaut, sur la Sambre.

Charleroi a une dimension culturelle importante grâce à ses nombreux musées et salles de spectacles. Elle a vu éclore de nombreux talents de dessinateurs de bande dessinée sous la houlette de sa célèbre école de Marcinelle dont les statues des personnages ornent la ville. Charleroi est un important centre d'enseignement.

Charleroi est également présente sur le plan sportif. Riche en infrastructures et en clubs sportifs connus.

Il reste de nombreux vestiges d'architecture de l'Art Nouveau.

La ville de Charleroi est avec Liège la ville wallonne comptant le plus d'immeubles de style Art nouveau.

La destruction des fortifications dès 1870 a permis l'extension de la ville sur des terrains fraichement dégagés. C'est ainsi qu'au début du XXe siècle, Charleroi, en plein essor industriel ((charbonnages, industries du verre et du fer), vit la création de nouveaux quartiers d'habitation principalement au nord de la ville haute. Beaucoup de ces résidences furent édifiées dans le style à la mode de cette (belle) époque : l'Art nouveau. Après la première guerre mondiale, la constuction de la ville se poursuit dans un style Art déco aussi très présent à Charleroi.

L'Art nouveau à Charleroi fut surtout mis en valeur par une utilisation ingénieuse du fer et du verre issus des industries locales ainsi que par la collaboration d'artistes bruxellois passés maîtres dans l'art du sgraffite comme Paul Cauchie et Gabriel van Dievoet. L'Art nouveau carolorégien est assez proche du style « Art nouveau géométrique » pratiqué à Bruxelles par Paul Hankar.

La Maison dorée de Charleroi est située à l'angle de la rue Tumelaire et du boulevard Defontaine.

Elle fut édifiée en 1899 par l'architecte Alfred Frère et acquise en 1906 par les industriels verriers Chausteur. Propriété du docteur Léon Lempereur en 1952, elle deviendra ensuite un restaurant (1993) avant d'être achetée par la Ville de Charleroi (1999). Classée en 19932, elle sert actuellement de local à l'Association de la Presse.

La rue Léon Bernus est l'artère carolorégienne la plus représentative du style Art nouveau. Elle ne comptabilise pas moins d'une trentaine de maisons de ce style dont deux séquences allant des numéros pairs 28 à 56 et des numéros impairs 23 à 55. Ces ensembles ont été classés en 2010 comme ensemble architectural.

La Maison des Médecins située au n° 40 de la rue Léon Bernus est un imposant immeuble de trois niveaux et quatre travées utilisant l'asymétrie et de nombreux matériaux de construction différents. Les nombreuses baies vitrées sont pourvues de petits bois et de vitraux colorés. Elle fut réalisée pour le Docteur Bastin en 1908 et classée en 1994.

Maison « la Fleur », est une habitation de style Sécession viennoise. Construite en 1908 par Joseph Charon, rénovée dans les années 1990 par Paul Warin et Luc Schuiten qui lui ajoute un second corps en retrait conçu dans le même esprit.

Cette maison ressemble beaucoup à la Maison Lapaille construite deux années auparavant à Liège par Victor Rogister.



L'église Saint-Christophe se situe sur la place Charles II qu'elle domine avec l'hôtel de ville et le beffroi.

L'origine de l'édifice remonte à 1667, date à laquelle les Français, qui viennent de prendre la ville, érigent une chapelle de garnison dédiée à saint Louis. De cette chapelle ne subsiste qu'une pierre de fondation insérée dans le porche de l'église actuelle. Au XVIIIe siècle, l'édifice sera agrandi et consacré au culte de saint Christophe. De cette église baroque ne subsisent plus que le chœur bâti en 1723 et une partie de la nef construite en 1778-1781 par l'architecte Flavion. Suite au bombardement par les troupes révolutionnaires françaises en 1794, le bâtiment sera en partie reconstruit.

L'édifice a été fortement transformé en 1956 par l'architecte Joseph André. L'église prend des dimensions et un volume beaucoup plus importants. Un dôme d'un diamètre de seize mètres et atteignant une hauteur de quarante-huit mètres la domine. L'entrée principale se déplace vers la rue Vauban. L'ancienne église, classée en 1942, devint en quelque sorte le transept de la nouvelle construction.

Le chœur du nouveau sanctuaire abrite une mosaïque de Jean Ransy (Peintre Belge), illustrant l'Apocalypse de saint Jean.

L'église est également désignée comme basilique, mais elle ne porte pas officiellement ce titre.

Le Passage de la Bourse est une galerie couverte de la ville.

Le Passage de la Bourse fut érigé entre 1890 et 1893 selon les plans de l'architecte bruxellois Legraive par l'architecte Moriaux sur l'emplacement de l'ancien couvent des Capucins, occupant les lieux depuis 1681. Avec l'industrialisation, de nouvelles réalisations peuvent être exécutées, repoussant les limites de l'architecture, grâce notamment au travail du fer et du verre. Le passage, en courbe, relie les rues de Marchienne et Léopold. Bâtie à la Belle Epoque dans un style néo-classique, la galerie présente trois niveaux reprenant la hiérarchie classique traditionnelle: on y retrouve les ordres dorique, ionique, et corinthien. Le passage est recouvert d'une verrière s'appuyant sur en charpente en fer. Au rez-de-chaussée, les différents commerces arborent des devantures en bois, comme à l'origine.

On y retrouvait l'ancien cinéma Trianon, le siège du périodique satirique en wallon El Créquion, le Monico, premier music-hall de Charleroi, pour ne citer que ceux-ci. Si ces établissements ont aujourd'hui disparus, le Passage de la Bourse n'en reste pas moins l'une des plus belle galerie du Charleroi d'aujourd'hui.


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